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Je suis si fière d'eux !!!!

Wednesday, December 3, 2008

Chaque après-midi j'enseigne l'anglais aux élèves de Preform B. La plupart d'entre eux viennent de villages aux alentours de Sawala. Rares sont ceux qui ont vraiment bénéficié d'un enseignement conséquent en anglais en école primaire. Ils sont en retard, vraiment en retard. Alors leurs familles, ou eux-mêmes quand ils le peuvent, travaillent dur et font des sacrifices pour se payer 4 mois de cours d'anglais intensif.

Chaque jour je compte une centaine d'élèves dans ma classe. Plus discipliné et respectueux qu'une classe de 50 élèves. Ils sont motivés, ils sont sérieux, ils sont incroyables !

Alors même affaiblies par les épreuves, les déceptions, les erreurs, le Seigneur me montre à travers eux le bon combat à mener. Là où mettre mon énergie, mes espoirs, mes efforts. C'est avec eux que j'accompli mon ministère, c'est pour eux que je suis là.

Cette semaine les élèves de Form II passent leurs examens finaux de passage en troisième année. Je ne les connais pas vraiment, et mes élèves de preform non plus, mais nous prions pour eux. Cet après midi, j'ai demandé si un ou une élève voulait bien faire une prière pour l'ensemble des élèves. Une jeune fille s'est proposée. Elle s'et mise à prier avec tant de conviction, d'amour, de passion son Dieu afin qu'il garde et bénisse les élèves de Form II qu'à la fin de sa prière les 100 élèves ont applaudi et exprimé leur joie. Quel moment, quelle foi, quel témoignage que cette jeune fille venait de faire !!! Pendant quelques secondes j'ai et nous avons vécu un moment privilégié avec notre Dieu au milieu de nous. Ces cents élèves ont prié avec ardeur pour une centaine d'autres.

Quel privilège de vivre dasn un pays où exprimer sa foi en toute occasion et non seulement autorisé mais encouragé !!!

Anne


Pourquoi VST est différent

Saturday, November 15, 2008

Ces deux dernières semaines où Jonathan et moi-même avons été aux USA, j'ai essayé de me concentrer pleinement sur le fait d'être là. Je souhaitai vraiment me focaliser sur cet endroit, et j'avais bien assez de choses à faire pour occuper mon esprit. Le voyage de Jonathan pour l'hôpital des enfants au Texas pour son bilan général, dont les résultats sont très bons, l'emploi du temps pour les VST réunions, qui était stratégiquement très important, toutes les interventions dans les églises, les écoles et les rendez vous avec des particuliers, que j'ai beaucoup apprécié parce que j'ai pu rencontrer de nouvelles personnes et partager avec eu sur la grande perception du travail que Dieu nous a donné de réaliser en Tanzanie. Mais avec Susan et Josh là bas en Tanzanie, la régularité des émails de Godfrey, la vérité est que alors que je me trouve physiquement au états unis, mon esprit est une grande partie du temps en Tanzanie. La nuit dernière mon esprit vagabondait repensant à l'un des émails envoyé par Godfrey en début de semaine et je l'ai relu avant d'aller au lit ;

Mzee je suis désolé d'avoir écris il y a quelques heures ce trés court message pour te dire que Feneth et Mjukuu (notre petit camion que tout le monde appel petit-fils) avait eu un accident…

Le message original de Godfrey fut très court. Il disait ceci. Feneth était dans le petit village de Idiwili travaillant avec nos élèves pour transporter les briques, Godfrey était à des vcentaines de km de là dans la ville d'Iringa, et j'étais à des milliers de km de là à mi chemin des Etats-Unis.

… Mais je suis trés heureux de t'écrire maintenant que j'ai pu parler à Feneth et je peux te dire qu'l va bien. IL va plus que bien, Mzee! Alors maintenant tu peux être en paix. Quand je lui aid it que tu avais répondu à mon message avec seulemetn trios mots: "comment va Feneth?" il a été très touché dans son cœur. IL m'a demandé de te remercier pour ça, et qu'il continuera de remaercier pour ça. Je lui ai dit que tout ce que Mzee vouliat savoir c'était si Feneth était blessé. Je lui ai dit que totu ce que je voulais savoir maintenant c'était ce que les docteurs avaient besoind e faire. Je pense que Feneth n'en croyait pas ses oreilles. Il n'arrêtait pas de me dire que le camion n'était pas trop abimé et je lui répétais que tout ce que nous voulions savoir était la vérité sur l'état de ses blessures…

J'étais content que Feneth soit touché dans son Cœur. Feneth est universellemetn aimé. Nous l'avons rencontré la première fois alors qu'l travaillé pour une chauffeur qui tiré avantage de sa bonté et trichait sur son salaire. Nous lui avons donné du travail comme chauffeur, conduire les malades à l'hôpital. Et c'est la que sa gentillesse à pu trouver à s'exercer envers tous ces gens dans le besoin. Quand son frère ainé Ledfa a rejoint VST à son tour, et commencé à conduire notre bus Huruma pour l'hopital, Feneth a commence à conduire les camions transportant le materiel de construction dasn toutes les écoles du pays, travaillant avec les élèves, transportant rochers, sable, briques pour construire les écoles;



L'émail de Godrfrey continuait ainsi…



… parler à Feneth me rappelled mon propore accident Mzee. En 2006, sur la colline, dans le village d'Igoda le car à glisser sur le sable. Tout le monde était si surpris de te voir réagir différement de ce qu'ils pensaient être la bonne réaction. Tu ne te préoccupé que de moi. Tout ce que tu voulais savoir était si j'allais bien, si je n'étais pas blessé. Personne ne pouvait en crorie ses oreilles. Je me souviens que tu as repris l'exemple de mon accident pour enseigner les élèves que les chretiens doivent plus que tout se préoccuper des gens. Tout le monde a compris ce jour que VST était différent des entreprises que nous connaissons; Ils emploient simplement les gens puis les renvoient comme un bout de papiers s'ils font une erreur ou s'ils deviennent inutiles ou s'ils causent des pertes. Aujourd'hui, en 2008, c'est mon tour de suivre ton exemple et être sûr que Feneth (et tout les autres) comprennent encore ce message. A VST, nous sommes différent en toute chose. Nous devons être different en toute chose. Nous sommes chrétiens alors nous devons absolument être différent…

… Ce que je veux te dire Mzee, est quelque chose de nouveau et j'espère que cela net e mettra pas en colère. Si c'est le cas, je te demande de me pardonner. Mais je veux dire ça. Je veux te dire que je n'oublierai jamais aucun des jours où tu m'as enseigné les maths et la bible. What I want to tell you now Mzee is something new but I hope it will not make you angry. Cela te rendra peut être triste de savoir que tout ce que tu m'as appris en Math je l'ai oublié, et je n'ai pas vraiment l'occasion de parler Math aujourd'hui. Mais, ce que tu m'as enseigné sur la Bible, je n'oublie pas. J'étais triste quand j'ai eu mon accident, et je suis toujours triste. Et je sais que Feneth est triste, et qu'il va être triste pour longtemps. Je crois que son corps lui fait mal, mais son cœur est heureux parce qu'il sait avec certitude que nous nous soucions de lui…

Parfosi, on me demande aux USA pourquoi nous n'acceptons pas d'envoyer de bons professeurs qui ne sont pas chrétiens dans nos écoles. Après tout, mathématiques est mathématiques. Toutes ces années j'ai répondu par ce que je crois être les bonnes réponses.

J'ai expliqué aux gens que notre grand, immense but est de voir les vies de nos élèves transformées, et à travers elles, toutes leurs communautés transformées, alors nous avons besoin de personnes qui n'ont seulement ont été transformées par l'évangile eux même mais qui ont le désir de partager l'évangile avec nos élèves. Paul a écris aux Thessaloniciens qu'il les aimait tellement qu'il souhaitait non seulement partager l'évangile avec eux mais sa vie avec eux. Nous avons besoin de professeurs qui ont cet amour en eux.

Et puis parfois, j'ai expliqué aux gens que nous ne voulons pas être plus dramaturge qu'il ne se doit, la vie au village est dure, et à la fin, ceux qui ne viennent pas avec pour seule motivation la certitude que Dieu les destine à cela, et qu'ils agissent par obéissance, alors ils ne continuerons pas, et s'ils continuent, ils se plaindront tout le temps et rendront tout le monde autour d'eux misérable.

Mais maintenant j'ai une nouvelle réponse. Je peux leurs montrer la lettre de Godfrey, et les laisser lire que tout ce que je lui ai enseigné en math, il l'a oublié. Je suis heureux que Godfrey m'ai partagé cela. La vie de Godfrey n'a pas été transformé grâce à l'études des maths, il n'est pas devenu un merveilleux leader parce qu'il a eu un A en Math, il n'a pas choisi de servir Dieu parce que les Maths ont touché son âme.

Je suis aussi heureux que Godfrey termine sa lettre en me partageant que… « Feneth lui-même conduit le camion depuis Mbeya jusqu'à l'école d'Idiwili. Je te le dis Mzee, pour que tu n'ai aucun doute en tête sur l'état de santé de Feneth. Le camion est plein de ciment et clous pour l'école. Ils sont déterminés à finir 6 classes pour janvier. Feneth a dit qu'il ne quitterait pas les élèves avant d'avoir transporté toutes les briques où qu'ils dissent eux même qu'ils sont fatigués… »

Feneth doit avoir des bleus et des douleurs qui le feront souffrir quelque temps, mais il ira bien. Et cela trouve encore que Feneth est toujours Feneth, et peut être encore meilleur maintenant.

Par Steve Vinton, Village Schools Tanzania


plus que des cadeaux, des symboles...

Les cadeaux sont suspendus au mur, dans l'angle de notre salle à manger, pour toujours me rappeler ce qui est arrivé lundi dernier.

Nous avons déjà parlé de leur consacrer une place spéciale, dans le bureau officiel de VST.

Parce que même si les cadeaux m'étaient destinés, ils ont vraiment été offerts à toute l'équipe, et se doivent d'être entreposés une pièce où nous pouvons tous en profiter.

Des milliers de personnes s'étaient rassemblées devant les deux nouvelles salles de classe du village de Kimala, sur le plateau au sommet d'une immense colline plus connue sous le nom d'Ihongole. Nous étions tous présents pour ouvrir officiellement l'école, écouter les discours, manger un bon repas et nous réjouir du travail accompli.

Le premier cadeau fut un coupe-coupe.

« C'est ce que l'on a utilisé pour couper les herbes et construire la route qui va du

plateau jusqu'à cette colline, préparer la route de l'école. Nous vous donnons en présent ce coupe-coupe non pas comme un symbole du travail que nous avons accompli, mais comme le symbole du travail que vous avez accompli pour préparer la route pour cette école. Vous avez fait le chemin jusqu'à notre village dans le but de sauver les vies de nos enfants. En faisant cela vous avez préparé la naissance de cette école. »

Le second cadeau : une lance.

« C'est ce que l'on a utilisé pour combattre nos ennemis. Vous lisez dans les livres d'histoire comment notre roi Mkwawa s'est battu pendant des années contre les allemands. Mais certains ennemis ne sont pas des soldats. Nos vrais ennemis sont la peur, le découragement, la plainte et la fatigue. Nous vous offrons en présente cette lance non pas comme un signe des ennemis contre lesquels nous nous battons, mais comme une marque des ennemis que vous aurez à affronter. Parce que vous le savez, construire l'école n'est que le commencement. Il y aura de nombreuses déceptions et obstacles devant vous.

Mais vous avez montré que vous n'êtes pas effrayé par les flèches et nous avons confiance en vous. Vous ne fuirez pas. Alors en acceptant de prendre cette lance et de vous préparer au combat, nous savons qu'ensemble nous combattrons pour le futur de nos enfants. »

Le troisième cadeau fut 3 paniers :

« 3 paniers dans lesquels nous avons placés nos biens. Nous vous donnons ces paniers non pas parce qu'ils recèlent des trésors pour vous, mais comme symboles de ces classes où nous mettons notre trésor, nos enfants. Vous avez montré la valeur que vous donnez à nos enfants. Alors, nous vous comptons comme membres de notre village et nous savons que vous en prendrez soin comme un trésor. Nous vous offrons ces paniers pour que vous vous souveniez qu'ils sont comme cette école, que vous avez des trésors dans ces classes.

Le 4ème cadeau fut du blé.

« C'est ce que nous faisons pousser ici. Un signe de bonne santé, de notre bravoure. La qualité de ce blé importe peu, parce que quoi que vous mangiez, un jour viendra où vous aurez encore faim. Mais nous croyons que la force de cette école est l'éducation de nos enfants. Et se sera finalement le plus important. C'est la promesse de cette école. Nous vous donnons ce blé pour que vous vous souveniez que si nous ne nous fatiguons pas nous serons fort cette année, et les années à venir. »

C'est sur ces mots qu'est née notre 13ème école en Tanzanie. Le Collège d'Ihongole. Je n'oublierai jamais ces cadeaux.

Je n'oublierai pas non plus avoir levé les yeux et regardé le denivelé
de cette colline pour apercevoir au loin l'endroit où les habitants de Kimala ont fabriqués les briques par dizaines de milliers et la torture de la route à parcourir jusqu'à l'emplacement de l'école. Transportant les briques sur leurs têtes pour construire l'école de leurs enfants.

Aucun véhicule ne pouvait se rendre jusqu'au site de construction- le ciment que nous avons envoyé n'a pu être acheminé qu'à 4km de là—les sacs de 50 kg ont tous été transporté sur la tête des gens jusqu'au sommet de la colline. Chaque pièce de tôle, chaque fenêtre, chaque porte, chaque bureau, a du être transporté sur la tête des villageois.
Je n'oublierai pas non plus, les 112 élèves qui sont venu ce jour là pour étudier. Ils sont, comme le vieil homme a dit, le trésor de leur village. Pour aucun de ces enfants, ne pas aller à l'école aurait été un crime aux immenses proportions- pourtant pour chacun d'entre eux ne pas avoir de place en école secondaire est un crime phénoménal.

Et doucement les gens se sont dispersés dans un tonnerre d'applaudissement.

IL leurs prendra des mois, des années en vérité pour terminer la construction de cette école. Mais en ce lundi, les enfants du village de Kimala étudient en classe. Pas de sol en ciment pour l'instant, rien n'est peins, mais à dire vrai, les voir en classe fut une merveilleuse vision s'il n'y en eu qu'une.

Steve Vinton